Magazine youpa

C’est ici que, après chacune des deux grandes manifestations de la FSPJ (la Conférence des Parlements des Jeunes et l’Assemblée des Délégué-e-s), tu recevras une rétrospective de l’événement.

Magazine youpa 2018

Stefanie, tu occupes le poste de directrice de la FSPJ depuis janvier 2019. Comment as-tu vécu la première moitié de l’année ?

Déjà une demi-année ! Les premiers mois ont été intensifs de tous les points de vue. J’ai vécu d’innombrables moments particulièrement positifs et de succès qui n’ont fait que confirmer ma décision de m’engager pour la FSPJ. En même temps, je me suis retrouvée dans quelques situations très difficiles. Mais sans ces dernières, ce serait ennuyant. Les défis nous poussent à emprunter de nouvelles voies et enrichissent au final notre quotidien.

Dans tous les cas, je suis très reconnaissante d’avoir pu assumer cette fonction à ce moment-là. C’est pour moi un grand honneur de diriger une si grande équipe de personnes engagé-e-s et qualifié-e-s au sein de la FSPJ. Je suis également ravie de pouvoir m’engager avec vous pour la promotion de la participation et de la formation politique des jeunes et des jeunes adultes.

Y a-t-il quelque chose qui t’a particulièrement surprise ?

Le fait que les surprises peuvent se cacher sous chaque feuille de papier (rire). Mais surtout l’engagement extrêmement importants de la FSPJ ainsi que ses diverses prestations. Bien que je connaissais la FSPJ depuis longtemps, je ne la percevais pas de cette façon depuis l’extérieur.

As-tu un rituel quand tu arrives au bureau le matin ?

Non. J’aime quand les jours commencent et se déroulent à chaque fois d’une autre façon. Faire partie des mêmes processus jour après jour et toujours à la même heure me met les nerfs à vif tôt ou tard.

Quel est le lien entre la jeunesse et la politique ?

La politique a besoin de la jeunesse. Je ne trouve pas qu’il soit judicieux de prendre de grande décisions pour l’avenir de la Suisse sans l’avis des jeunes et des jeunes adultes qui devront vivre longtemps avec les conséquences de ces décisions. La jeunesse a quant à elle besoin de la politique pour exercer une influence sur les conditions cadres dans lesquelles elle vit. Nous avons la chance de vivre dans une Suisse prospère et qui fonctionne bien, avec un système politique participatif et orienté sur les compromis. Selon moi, nous ne devons pas tenir cela pour acquis. La démocratie directe suisse a besoin de jeunes et de jeunes adultes qui la comprenne, y participent et vivent les valeurs de la culture du débat démocratique.

Tu as 31 ans. Comment devient-on une aussi jeune directrice ?

J’avais et j’ai toujours une vague idée d’où je voudrais aller. Je n’avais pas prévu cette voie. Je peux dire que je me suis toujours engagée pour des sujets dont je suis convaincue de leur valeur. Dans le meilleur des cas entourée de personnes qui poursuivent des objectifs similaires de manière tout aussi engagée. Je suis convaincue que tout est réalisable, pour autant qu’on le souhaite suffisamment fort et que l’objectif soit atteignable physiquement. La passion et une vision positive des gens représentent sans aucun doute une aide. Si je devais donner un conseil, aussi évident qu’il puisse paraître, ce serait : fais ce que tu aimes et aime ce que tu fais. Et ce de manière aussi indépendante que possible des normes externes, même si nous sommes constamment influencés par elles. Bien entendu, ce n’est pas simple, mais essayer te mènera sur la bonne voie.

La FSPJ compte actuellement 40 collaborateurs et collaboratrices et tous les sièges du bureau sont occupés certains jours de la semaine. Une des méthodes pour une pleine concentration : mettre ses écouteurs ! Quelle musique choisis-tu ? (Quelle chanson te motive au mieux ?)

Je ne peux pas me passer de musique. Il est difficile pour moi de n’en citer qu’une, chaque moment à sa chanson correspondante. Après le travail ? Summer Sun, Cari Cari. Champagne, Django Django. Mettre un concept sur papier en peu de temps ? Revolt, Muse. Deine Schuld, Die Ärzte. Killing in the Name, Rage Against the Machine. Quelque chose va de travers ? Float On, Modest Mouse. Ou Sweet Dreams, Eurythmics. Mais tout cela n’est que gratter en surface.

La FSPJ rassemble 52 parlements des jeunes à travers toute la Suisse et au Liechtenstein. Quel est ton lieu préféré ?

J’apprécie beaucoup Zurich pour sa scène de concerts et sa créativité. J’aime Berne pour son confort et son ambiance
politique. Ou encore les plus beaux coins de montagne pour leur vue imprenable et leur sentiment de liberté - Saas Fee et les sommets environnants, par exemple.

Si tu devais te décrire avec les initiales de la FSPJ, quels attributs choisirais-tu ?

F comme Framboise
S comme Sautillante
P comme Politique
J comme Jeudredi

Alexander Omuku
Année de naissance : 1997
Parlement des jeunes :  Conseil des Jeunes de Lausanne
Actif au PJ : depuis 2013
Profession / formation: étudiant HEC
Au comité de la FSPJ : depuis2019
Fonction au comité : commission youpa/engage.ch

 

Pourquoi as-tu décidé de te porter candidat pour le comité ?

Pour être honnête, je n’avais pas l'intention de me porter candidat. Ce qui m’a fait changer d’avis c’est le fait que beaucoup de Romands m’ont approché lors de l’AD pour m’encourager à me présenter. Beaucoup d’entre eux voulait s’assurer d’avoir une bonne représentation romande au sein du comité. Cette confiance m’a surpris et m’a beaucoup touché. J’ai longuement hésité et… me voilà !

Qu'attendes-tu de ton engagement au sein du comité ?

J’espère pouvoir défendre en premier lieu les intérêts des PJs que ça soit lors de l’élaboration de nouvelles prestations pour

eux ou dans la mise en place de la stratégie votée par l’AD. Je me réjouis de pouvoir le faire avec ma nouvelle responsabilité en intégrant la commission youpa.

Ah, et j’espère surtout améliorer mon allemand ! Même si certains diront que je n’ai de toute manière pas le choix maintenant…

Quelles sont les qualités qui t’aideront à accomplir les tâches en tant que membre du comité ?

J’ai pendant longtemps été actif au sein des PJs, j’ai siégé plusieurs fois au sein de différents comités où j’ai exercé différents postes. J’ai l’avantage d’avoir pu siéger au sein de deux différents PJs. Le Conseil des Jeunes de Lausanne qui est un PJ local, plus axé sur la mise en place de projet ainsi que la Commission de Jeunes du Canton de Vaud qui est un PJ cantonal axé sur la prise de position sur des projets de lois. Je pense aussi que le fait de siéger au Conseil communal et de devoir diriger un groupe politique avec des personnalités différentes a été très formateur pour moi.

Ces différentes expériences me seront très utiles pour mon nouveau poste.

Que doivent savoir les autres membres du comité à ton sujet ?

Je suis quelqu’un qui adore danser quand les occasions se présentent. Je crois que cela a pu se voir lors d’ADs ou de CPJs. Mais je suis aussi quelqu’un qui peut devenir très compétitif lors qu’on joue à un jeu. Vous imaginez bien que je n’aime pas beaucoup perdre à un jeu comme Mario Kart par exemple…

Dans quelles situations perds-tu ta patience ?

Je pense perdre assez facilement patience lorsque j’ai l’impression que je suis le seul à ne pas comprendre un sujet lors d’une discussion et cela après qu’on ait essayé de me l’expliquer plusieurs fois.

Quelle anecdote aime-tu aborder en détail ?

Il fut un temps où j’ai siégé au sein du comité du Conseil des Jeunes de Lausanne et de la Commission de Jeunes du Canton de Vaud en même temps. Je fus ainsi surnommé pendant longtemps « l’agent double » ou « le traître »… par ces deux PJs ! J’ai toujours pris ça à la rigolade et je sais qu’ils plaisantaient…du moins je l’espère.

Damien Richard
Année de naissance : 1994
Parlement des jeunes : Conseil des jeunes du district de Nyon / Commission des jeunes du canton de Vaud / Parlement Francophone des jeunes
Actif au PJ : 2011–2019
Profession / formation: CFC de maçon / agent de sécurité /  étudiant en maturité professionnel
Au comité de la FSPJ : depuis 2014
Fonction au comité : coprésident et commission youpa / engage.ch / F&A / FPP

 

Tu es de loin le plus ancien dans le comité de la FSPJ. Est-ce que te sens responsable de toute la Fédération en tant que vieux « briscard » du comité ?

Non, car la FSPJ est une grande famille qui permet aux vieux comme aux nouveaux de prendre ses responsabilités.

Quel événement avec le comité n’oubliera tu jamais ?

Très difficile, je ne pourrais pas sortir qu’un événement que je n’oublierais jamais. À chaque AD, CPJ, week-end de comité, DT etc. il y a toujours des éléments, des rencontres, des échanges que je souhaite pouvoir garder à jamais dans mes souvenirs.

Peut-on encore apprendre quelque chose de nouveau après tant d'années ?

Oui, je pars de l’idée que l’on apprend tous les jours et c’est particulièrement vrai au comité de la FSPJ. À chaque séance, chaque rencontre, chaque document vous apprenez des choses. Si vous ne le remarquez pas, un membre du comité vous le fera remarquer en posant une question pointue à laquelle vous n’aviez pas pensé.

Qu'est-ce qui te plaît le plus dans ce travail ?

L’engagement pour donner une voix à la jeunesse.

Quels conseils aimerais-tu donner aux nouveaux membres du comité ?

Ne douter pas de vous ou de vos idées, les meilleures forces sont la persévérance et l’unité.

Dans quelles situations perds-tu ta patience ?

Je la perds dans trois situations : lorsqu’une personne abuse des réglementations pour arriver à son but personnel. Lorsque le respect se perd ou se dégrade. Lorsque la confidence est bafouée.

Quels sujets peux-tu aborder en détail ?

La démarcation du temps à l’aube du premier soleil, calculer en année Septunième.

Leah Gutzwiller
Année de naissance : 1998
Parlement des jeunes : Kanton Solothurn
Actif au PJ : 2017 jusqu'à aujourd'hui
Profession / formation: employée de commerce CFC
Au comité de la FSPJ : depuis 2017
Fonction au comité : commission Finances et Administration / 
Fondements de la participation politique

 

Leah, Dominik Scherrer, qui est également membre du Jugendparlament Kanton Solothurn, fait partie du comité depuis deux ans. Dans quelle mesure t’a-t-il motivé à
poster pour le comité ?

Dominik ne m’a jamais vraiment suggéré de postuler au comité de la FSPJ. Toutefois, il connaît très bien la FSPJ et son engagement international m’a inspiré à faire plus pour les jeunes et leur intégration dans la politique. Je pense que l’enthousiasme et la passion avec lesquels il s’engage pour ces causes m’ont effectivement motivée. Plus je découvre cet environnement, plus je veux m’y impliquer. Grâce au Jugendparlament Kanton Solothurn, qui a eu un contact étroit avec Infoklick, je peux désormais également participer à un groupe de travail international de l’European Youth Information and Counselling Agency (ERIYCA). Je pense que c’est avant tout ces aspects qui m’ont finalement amené à me porter candidate.

Fait amusant : Dominik a toujours résisté de manière gênante à commenter mes intentions. Je n’ai donc su qu’après l’élection s’il pensait que ma candidature était une bonne ou une mauvaise idée.

Qu’attends-tu de ton engagement au sein du comité ?

Depuis l’élection, j’ai déjà lu presque tous les procès-verbaux du comité de l’an passé. Je sais donc à quoi m’attendre (rires).

Il y a beaucoup de choses que j’aimerais examiner et analyser de manière critique au sein du comité de la FSPJ. Je suis dans la bonne commission permanente avec F&A & FPP. Je veux bien en entendu mettre en œuvre mes idées à la FSPJ, mais il y aura pour ce faire quelques obstacles à surmonter.

Quelles sont les qualités que tu apportes avec toi pour compléter de manière optimale le comité de la FSPJ ?

En tant qu’employée de commerce formée, j’apporte des expériences d’un domaine qui est très proche de la FSPJ et je peux probablement très bien évaluer les impacts sur notre bureau. Avec Bérénice, j’apporte en tant que femme également une perspective différente au « comité dominé par les hommes ». Comme le dit Doris Leuthard, les femmes travaillent davantage dans une optique de solution.

Que devraient savoir les autres membres du comité à ton sujet ?

Je suis un livre ouvert : le comité peut vraiment me demander tout ce qu’il veut ! Une de mes caractéristiques importantes : les secrets sont bien gardés avec moi.

Dans quelles situations perds-tu ta patience ?

Lorsque les autorités cantonales ne répondent pas à mes e-mails, cela me rend folle. Ou encore lorsque mes contributions ne sont pas prises au sérieux et qu’on me pose des questions ennuyeuses sur la séparation des pouvoirs.

À quelles questions peux-tu répondre ?

Tout sur le Seigneur des anneaux, la date d’anniversaire des personnes (vraiment tout le monde), lorsque quelqu’un a besoin d’une évaluation sans engagement ou souhaite savoir s’il a une chance avec x ou y (personne de la scène PJ).

Entretien avec Directeur Maurus Blumenthal

Ce qui est né d’une Conférence des Parlements des Jeunes en 1995 est aujourd’hui l’une des plus importantes associations de jeunesse de Suisse active en politique. Maurus Blumenthal dirige le bureau de la FSPJ depuis le 1erfévrier 2012 et nous quittera à la fin de l’année. Le directeur nous parle des changements qu’a connus l’association, des souhaits des jeunes et de la manière dont la FSPJ y réagit. 

Texte de Sheila Glasz, 20.12.2018

 

« Ces dernières années, la FSPJ a pu mettre sur pied différentes offres visant à encourager les parlements des jeunes ainsi que la participation des jeunes et l’éducation civique. »

 

Maurus, tu as énormément contribué au succès de la FSPJ au cours des dernières années (presque sept). Aujourd’hui, outre les nouvelles offres et prestations que propose la FSPJ, la Suisse compte près de 80 parlements des jeunes et toujours plus de jeunes montrent de l’intérêt pour un engagement politique. Parmi les événements qui se sont déroulés ces dernières années, lesquels sont à marquer d’une pierre blanche et comment les défis qu’ils ont représentés ont-ils pu être surmontés ? 

La FSPJ a bien failli disparaître il y a dix ans. Le nombre de parlements des jeunes actifs avait fortement diminué par rapport aux années précédentes. Il n’y a qu’une seule année lors de laquelle le Magazine youpa (auparavant L’Élan) n’a pas été publié : en 2008. C’est l’année où la FSPJ a atteint son « plus bas ». Puis elle a réussi un véritable retournement de situation ! Les raisons principales à l’origine du développement de la FSPJ sous la forme que nous connaissons dès 2011 sont assurément l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur l’encouragement de l’enfance et de la jeunesse ainsi que la croissance de la diffusion des brochures easyvote en Suisse et leur rattachement à la FSPJ. La FSPJ a ensuite pu bâtir ses offres petit à petit sur cette base afin de mieux être en mesure de soutenir les parlements des jeunes et de mettre en place de nouvelles offres pour les jeunes.

 

Ces dernières années, elle a également profité du faible encouragement apporté à la relève dans le domaine de la participation politique. Elle a ainsi pu réaliser un important travail de pionnière. Il y a peu, la participation des jeunes à la vie politique a connu un regain d’intérêt de manière générale, ce qui a également contribué à l’essor de la FSPJ. Bien entendu, la FSPJ disposait aussi de nombreuses personnes engagées qui réalisaient un excellent travail au sein du comité et du bureau. Sans elles, la FSPJ ne serait pas là où elle est aujourd’hui.

 

« Sans les parlements des jeunes, la FSPJ ne se serait pas développée de cette manière. »

 

Au vu de la forte croissance financière, le plus grand défi auquel la FSPJ a été confrontée ces dernières années était assurément de pouvoir financer elle-même ses activités. Aujourd’hui la FSPJ possède des bases solides, mais les finances représentent toujours un défi dans le monde des ONG. La FSPJ a également dû modifier sa structure et se professionnaliser, afin que le comité puisse diriger l’association qui avait fortement grandi. Cela a constitué un défi que nous avons très bien maîtrisé. 

Ce développement a également profité aux parlements des jeunes et aux « propriétaires » de la FSPJ, car l’association de jeunesse est aujourd’hui le principal acteur dans le domaine de l’encouragement de la participation politique en Suisse. Sans les parlements des jeunes, la FSPJ ne se serait pas développée de cette manière.

 

Comme tu l’as évoqué tout à l’heure, la FSPJ a connu une forte croissance ces dernières années et continue d’ailleurs à s’agrandir. Entre 2012 et 2018, le nombre de collaborateurs et collaboratrices est passé de 13 à 36. Les offres de la FSPJ rencontrent-elles vraiment un tel succès ou est-ce simplement que davantage de ressources sont nécessaires ? 

Ces dernières années, la FSPJ a pu mettre sur pied différentes offres visant à encourager les parlements des jeunes ainsi que la participation des jeunes à la politique et l’éducation civique. Ces offres rencontrent parfois un faible écho à leur lancement, car elles ne sont pas très connues et qu’elles ne sont pas encore tout à fait au point. Mais, à la FSPJ, il est important de continuer à s’améliorer. Lorsque les offres sont connues, qu’elles répondent aux besoins des jeunes et qu’elles sont de bonne qualité, alors elles sont plus utilisées. Aujourd’hui, par exemple, 20 % des jeunes adultes reçoivent les brochures easyvote, il y a deux fois plus de parlements des jeunes et, grâce à « Change la Suisse », les jeunes déposent des idées directement au Palais fédéral. L’offre variée qui est actuellement proposée nous permet de toucher des jeunes d’horizons différents, car tous ne veulent pas rejoindre un parlement des jeunes dès le début. Nous devons aller chercher un grand nombre de jeunes d’une autre manière.

Grâce à son nouveau domaine FPP, la FSPJ a également étendu ses activités se rapportant au travail de fonds, dans la stratégie 2017-2019. De cette manière, nous pouvons non seulement réaliser quelque chose au moyen d’offres concrètes, mais aussi améliorer les conditions-cadres s’y rapportant. La FSPJ dispose désormais d’une palette d’offres harmonisées pour atteindre le but qu’elle s’est fixé dans ses statuts. 

 

« Aujourd’hui, la FSPJ est plus connue, possède un meilleur réseau et est davantage prise au sérieux. »

 

Les offres demandent alors des ressources en personnel plus importantes, bien qu’elles ne soient pas encore établies ou connues ?

Par rapport à l’époque à laquelle je suis entré à la FSPJ, soit en 2012, les activités de l’association se sont étendues, mais ont également une plus grande résonance. Il est donc nécessaire d’avoir suffisamment de ressources en personnel pour réaliser ce travail. Sans ce développement au niveau du personnel, la FSPJ ne serait pas là où elle est aujourd’hui. On ne peut bien entendu pas toujours immédiatement constater les effets des changements, mais j’ai toujours eu à cœur d’utiliser efficacement les ressources.

 

Si tu compares la situation actuelle avec celle d’il y a sept ans, qu’est-ce qui a le plus changé ?

Aujourd’hui, la FSPJ est plus connue, possède un meilleur réseau et est davantage prise au sérieux. De plus, je sens, grâce aux commentaires que nous avons reçus, que les parlements des jeunes ont une meilleure image. La FSPJ s’est stabilisée et, entre-temps, de nombreuses choses se sont mises au point au sein du bureau. Si la CPJ accuse une perte de CHF 10’000.–, l’existence de la FSPJ n’est pas pour autant remise en question. Ce qui n’a pas changé, par contre, c’est l’âge moyen des membres du bureau et du comité. Bien sûr, je me réjouis que l’ambiance au bureau ainsi que l’esprit PJ lors des manifestations telles que la CPJ soient restés les mêmes.

 

Comment le comité répond-il concrètement aux souhaits des jeunes ?

Afin de pouvoir répondre aux besoins de notre groupe cible, il est important de les connaître. Pour ce faire, d’une part, nous menons des sondages et des évaluations et, d’autre part, nous testons nos offres. Avant de lancer une nouvelle offre, nous réalisons très souvent un projet pilote, comme ce fut le cas pour la formation de direction jeunesse + politique, la Mission engage ou easyvote-school. Il est tout aussi important que nos collaborateur-trice-s soient jeunes et se comportent de manière similaire à notre groupe cible.

Toutes les offres que nous avons mises sur pied ces dernières années l’ont été dans le but de répondre aux besoins des jeunes. Ce fut notamment le cas des vidéos easyvote, des Speed Debatings ou d’engage.ch. À l’avenir, le travail du domaine FPP devrait nous permettre de connaître encore mieux les besoins des jeunes et d’élaborer des modèles dans le domaine de la participation politique.

 

Dans ton discours à la Conférence des Parlements des Jeunes 2018, tu as mentionné que, après tant d’années, il était temps pour toi comme pour la FSPJ de passer à quelque chose d’autre. Stefanie Bosshard apporte de la fraîcheur au bureau. Qu’espères-tu de ce changement ?

Stefanie apportera beaucoup dans le domaine de la formation et, à mon avis, c’est là que réside le potentiel de la FSPJ. Après la phase intensive de changements qu’a connu l’association, il est certain qu’elle a besoin de continuité pour ces prochaines années. Les membres de la FSPJ devraient aussi davantage profiter de ses différentes offres. Le comité aimerait poursuivre sur la même voie dans la stratégie 2020-2022. Stefanie apportera toutefois également de la fraîcheur au bureau et sûrement quelques changements. J’espère seulement qu’elle accomplira son travail en tant que directrice avec plaisir !

Bérénice Georges

Année de naissance : 1996
Parlement des jeunes : Parlement des Jeunes du Valais
Actif au PJ : 2017–2019
Profession / formation: bachelor en géographie à Genève
Au comité de la FSPJ : depuis 2019
Fonction au comité : commission youpa / engage.ch

 

Pourquoi as-tu décidé de te porter candidate pour le comité ?

J'ai la chance de vivre dans un canton qui a un PJ expérimenté dans lequel les membres ont vraiment la possibilité de s'engager. En étant membre du comité, j'espère travailler pour que tous les jeunes suisses puissent s'épanouir dans leur PJ.

Qu'attendes-tu de ton engagement au sein du comité ?

Être membre du comité c'est surtout une nouvelle expérience et je me réjouis de travailler sur les points stratégiques puisque jusqu'à aujourd'hui mes expériences associatives étaient plutôt opérationnelles.

Quelles sont les qualités qui t’aideront à accomplir les tâches en tant que membre du comité ?

Je suis membre de plusieurs comités dans lesquels j'ai appris la gestion d'équipe et la planification et j'espère que cela me sera utile à la FSPJ.

Que doivent savoir les autres membres du comité à ton sujet ?

Ils doivent absolument savoir que je suis allergique au céleri! Ça c'est super important!

Et sinon j'ai vraiment peur des poissons donc vous ne me verrez jamais manger une salade de céleri les pieds dans le lac Léman.

Dans quelles situations perds-tu ta patience ?

Je suis très très patiente en général mais les gens qui n'ont pas d'avis peuvent me faire perdre patience. Et les imprimantes! Avec les imprimantes je ne suis pas patiente du tout!

Quels sujets peux-tu aborder en détail ?

Je suis une experte reconnue en orthographe, en tri des déchets et en blagues Carambar!

Giorgio Tresoldi
Année de naissance : 1994
Parlement des jeunes : Consiglio Cantonale dei Giovani, Kanton Zürich
Actif au PJ : 2009–2014 / 2016–2017
Profession / formation : MSc ETH en électrotechnique et en technologie de l’information
Au comité de la FSPJ: depuis 2016
Fonction au comité : commission easyvote

 

Tu as été élu au comité de la FSPJ en 2016. Selon toi, qu’est-ce qui a le plus changé depuis ?

Un Tessinois a été élu au Conseil fédéral, la Grande-Bretagne ne fait bientôt plus partie de l’UE et Trump est président des États-Unis. Mais la plus grande nouveauté : nous avons une nouvelle directrice ! Même si Stefanie n’a rejoint l’équipe que récemment, elle a déclenché une vague de positivité.

Quel événement avec le comité n'oublieras-tu jamais ?

Quand j’ai eu l’honneur de porter le costume de l’élan à la CPJ 2016 à Genève pour annoncer la candidature de Zurich à la CPJ pour l’année 2017.

Dans quelle mesure est-il avantageux de faire partie du comité d’une telle organisation ?

Il y a toujours quelque chose de nouveau à apprendre, que ce soit dans les relations humaines ou dans la direction d’une organisation à but non lucratif ou dans d’autres domaines passionnants. La communication est avant tout un sujet important, mais aussi un thème exigeant dans le travail du comité. Cette interview en est un très bon exemple.

Quels conseils aimerais-tu donner aux nouveaux membres du comité ?

Les relations, les plantes et les animaux domestiques peuvent souffrir de votre engagement : prenez-en bien soin ! Les membres du comité de la FSPJ sont aussi des cibles appréciées pour les ragots. Les secrets intimes ne devraient donc être confiés qu’à des jeunes parlementaires bien choisi-e-s.

À quelle occasion perds-tu ta patience ?

Je perds très rarement ma patience. À part quand quelqu’un
coupe devant moi des spaghettis avec un couteau, comme
certains membres de la CPJ ou du comité à Crans-Montana.

À quelles questions peux-tu répondre ?

Je sais tout sur les avions, les trains et l’électronique. Ceux qui cherchent des réponses (ennuyeuses) à des questions passionnantes peuvent me contacter. 

Antoine Menna

Année de naissance : 1997

Parlement des jeunes : Conseil des Jeunes d’Yverdon
Actif au PJ : depuis 2018
Profession / formation: en bachelor de sciences politiques
Au comité de la FSPJ : depuis 2019
Fonction au comité : Commission easyvote

 

Pourquoi as-tu décidé de te porter candidat pour le comité ?

J’ai décidé de me porter candidat au comité de la FSPJ car je souhaitais monter en responsabilités, et ces élections se sont avérées être une grande opportunité. D’autre part, je désirais œuvrer pour l’engagement des jeunes dans la chose publique, au travers des parlements des jeunes notamment, car à mon sens, être membre d’un PJ est une expérience très enrichissante et fournit les compétences civiques essentielles à la vie politique.

Les compétences professionnelles, que l’on peut développer au sein d’un comité directeur tel que celui-ci, m’ont également poussé à me présenter.

La décision a nécessité un certain temps de réflexion, durant lequel l’idée de me porter candidat a germé, suite à ce qu’un ami ait éveillé en moi un intérêt pour ce poste. Cette idée s’est ensuite concrétisée grâce à une séance fictive de comité, organisée dans les bureaux de la FSPJ, qui m’a convaincu. Lors de cette simulation, nous étions mis en situation et j’ai beaucoup apprécié la diversité des opinions ainsi que l’aspect « débat », dans lequel chacun avait son temps de parole et pouvait exprimer son point de vue.

Qu'attends-tu de ton engagement au sein du comité ?

Des challenges à relever, en équipe, au sein de la FSPJ, mais également avec les parlements des jeunes. Pour cela, une bonne coopération entre les membres du comité, et avec les différents collaborateurs de la FSPJ, me semble essentielle.

Quelles sont les qualités qui t’aideront à accomplir les tâches en tant que membre du comité ?

Mes études en sciences politiques m’aident à interpréter les phénomènes sociaux qui touchent à la politique suisse, et extérieure. Ce cursus fournit une base solide de connaissances sur le système politique de manière générale. De plus, ma fonction de secrétaire au Conseil des Jeunes d’Yverdon me donne un aspect plus terre à terre de ce qu’est la chose publique. Ainsi, les dimensions théorique et pratique associées peuvent être un atout.

Que doivent savoir les autres membres du comité à ton sujet ?

Je suis très second degré, c’est-à-dire qu’il m’arrive de dire des absurdités, pour rire, tout en gardant un air sérieux. Les gens ne savent donc pas toujours comment réagir à mes propos. Cela est cependant dédié au temps libre, hors travail.

Dans quelles situations perds-tu ta patience ?

Je perds ma patience lors des discours de langue de bois, lorsque les personnes ne vont pas droit au but.

Quels sujets peux-tu aborder en détail ?

J’aime beaucoup l’étude du comportement électoral, comprendre comment les individus votent et pourquoi. Sinon, je suis fan de Game of Thrones, ou encore de Vikings, on peut en parler!

Dominik Scherrer
Année de naissance : 1996
Parlement des jeunes : Kanton Solothurn
Actif au PJ : 2013 - 2018
Profession / formation: master en gestion d’entreprise / 
Bientôt : Trainee chez les CFF
Au comité de la FSPJ : depuis 2017
Fonction au comité : coprésident et commission Finances et Administration / Fondements de la participation politique

 

Dominik, deux personnes du Jupa Solothurn sont représentées au comité avec toi et Leah Gutzwiller. Michael Kahler et Ruben Schwarz font également partie d’un même PJ. Le comité d’une telle fédération ne devrait-elle pas se composer de personnes de différents horizons et possédant des expériences différentes ?

En tant que femme avec une formation professionnelle, Leah semble être mon pendant féminin (rires). Je suis persuadé que les différents horizons sont importants. Le fait que nous fassions partie du même PJ ne veut pourtant pas dire que nous avons le même horizon. Je pense que nous sommes des personnes très différentes, aussi bien au niveau professionnel que caractériel. Toutefois, il pourrait éventuellement être préférable pour le contact avec les membres que le comité repose sur des bases plus solides. La composition du comité reste toutefois une décision de l’Assemblée des Délégué-e-s, je ne la remets donc pas en question. De plus, il est possible de me contacter à tout moment personnellement par téléphone, e-mail ou Facebook. Je réponds en principe toujours.

Tu as été élu au comité en 2017. Qu’est-ce qui t’as poussé à postuler à cette époque et qu’as-tu vécu jusqu’à aujourd’hui ?

J’étais autrefois membre de la commission de contrôle de gestion (CCG) de la FSPJ et je connaissais bien le travail du comité. Je me suis toujours intéressé aux problématiques stratégiques. Comme j’ai fait mon bachelor à Rotterdam et à Paris, je ne pouvais envisager aucune candidature pour le comité avant 2017. Ce qui m’a motivé hier comme aujourd’hui, c’est que je voulais que les jeunes participent à de véritables processus politiques et qu’ils soient capables de contribuer à façonner la vie autour d’eux. Je pense qu’en particulier mon mandat au Conseil de l’Europe (pas l’UE !) m’a montré qu’en Suisse, il y a malheureusement encore beaucoup trop souvent de fausses ou de prétendues participations. En Ukraine, le gouvernement souhaite par exemple introduire des parlements des jeunes à l’échelle du pays. J’ai eu l’occasion en février de discuter avec le vice-ministre de la jeunesse ukrainien et de lui expliquer la manière dont les structures de participation doivent être conçues pour permettre effectivement une participation efficace.

Tout cela semble bien professionnel. Dans quelle mesure est-il avantageux de faire partie du comité d’une organisation comme la FSPJ ?

Nous nous engageons pour les jeunes en Suisse. La FSPJ apporte une contribution essentielle pour sensibiliser les communes et les cantons concernant l’importance de la participation des jeunes et les soutenir à mieux intégrer ces derniers dans le système politique. Avec notre travail, nous soutenons les jeunes de toute la Suisse.

En outre, il ne faut pas oublier qu’à un si jeune âge, il n’y a que peu d’occasions d’assumer autant de responsabilités et d’acquérir autant d’expérience de direction. En tant que comité, nous dirigeons après tout en quelque sorte une entreprise de 53 employé-e-s. Avec la FSPJ, j’ai participé pour la première fois de ma vie à un entretien d’embauche du côté de l’employeur.

Il ne faut pas non plus oublier les amitiés que l’on peut nouer au comité ou encore les crédits de pratique que j’ai pu valider pour mon master (rires).

Quels conseils aimerais-tu donner aux nouveaux membres du comité ?

La priorité reste toujours les jeunes qui doivent profiter des offres et du travail de la FSPJ. L’organisation est importante, mais de nombreuses questions peuvent également être traitées par notre direction.

De plus, faire partie du comité implique d’avoir de grandes responsabilités. Toutefois, le plaisir et l’esprit d’équipe ne doivent pas non plus être négligés !

Dans quelles situations perds-tu ta patience ?

Je ne suis pas une personne très patiente d’une manière générale. Je perds rapidement ma patience à tous les coups lorsqu’on me pose la même question encore et encore.

À quelles questions peux-tu répondre ?

Tout sur les standards européens de la politique de la jeunesse et la co-direction. Et pour les choses très importantes dans la vie, je peux aussi donner des conseils sur la meilleure façon de ruiner un rendez-vous Tinder.